• Le chant des profondeurs
Le chant des profondeurs

Le chant des profondeurs

Le chant des profondeurs Préface de Sylvie Germain Michel Leplay André Louf Boris Bobrinskoy Claude Vigée Larbi Kéchat I ci se trouvent rassemblées les méditations de personnalités pour qui la rencontre de la Parole divine manifestée dans la Torah, la Bible et le Coran a éveillé l'intériorité, le goût du Dieu des profondeurs, savouré dans la liturgie, la prière et la contemplation. La prière est une donnée anthropologique universelle, une nappe phréatique profonde où Dieu est source pour les croyants, où les non-croyants accueillent la paix. Le chant des profondeurs rassemble les réflexions et méditations de témoins contemporains : chrétiens, juifs et musulmans, engagés dans la vie religieuse, universitaire ou culturelle. Pour eux, la rencontre de la Parole manifestée dans la Bible, la Torah et le Coran a éveillé leur intériorité, le goût du Dieu des profondeurs, savouré dans le silence, la liturgie, la prière et la contemplation. Un cheminement dans les méandres de l'âme ancrée dans la diversité des traditions. Naît alors un chant mélodieux des profondeurs spirituelles de l'homme. Nathalie Nabert, universitaire, doyen de la Faculté des lettres de l'Institut catholique de Paris est fondatrice du Centre de Recherches et d'études de spiritualité cartusienne. Michel Leplay, pasteur de l'Eglise Réformée de France, vice-président de l'Amitié judéo-chrétienne de France et membre du groupe oecuménique de théologie des Dombes. André Louf, ancien abbé du Monts-des-Cats, actuellement en solitude dans le monastère de Simiane-Collonges en Provence. Boris Bobrinskoy, protopresbytre de l'Église orthodoxe. Doyen honoraire de l'Institut Saint-Serge. Claude Vigée, ancien résistant, universitaire, écrivain et poète récompensé par de nombreux prix littéraires. Larbi Kéchat. recteur de la mosquée Adda'wa rue de Tanger dans le XIXème à Paris, et fondateur du Centre Socio-Culturel de la rue de Tanger, important lieu d'échanges entre les religions. Extrait du livre : Dévisager Dieu Que signifie dévisager un Dieu voilé dans son tétragramme et confié à la magie incantatoire de la prière et du silence infini de l'intériorité ? Rien, sinon une évidence à déchiffrer. L'homme en Dieu a cessé de s'interroger pour écouter l'imperceptible voix qui murmure en lui : «Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube : mon âme a soif de toi ; après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau. Je t'ai contemplé au sanctuaire, J'ai vu ta force et ta gloire. Ton amour vaut mieux que la vie : Tu seras la louange de mes lèvres ! (Ps 62.) Il n'est plus dans la disputatio des philosophes, car il perçoit le désir de Dieu, non comme une angoisse phénoménologique, mais comme une réalité consubstantielle à son être : «Pourquoi préférerais-je que Dieu existe ? Parce qu'il correspond à mes désirs les plus forts. Cela suf­firait, si j'étais porté à croire, à m'en dissuader : une croyance qui correspond à ce point à nos désirs les plus forts, il y a lieu de craindre qu'elle n'ait été inventée pour satisfaire (au moins fantasmatiquement) ces désirs...» Voir la suite

  • 2706704705

  • Salvator