• Montaigne ou la conscience heureuse
Montaigne ou la conscience heureuse

Montaigne ou la conscience heureuse

«Moi qui n'ai d'autre fin que vivre et me réjouir» . La conscience chrétienne est conscience malheureuse, dit Hegel : el le est séparée de son bonheur. La conscience montanienne (ou «montaignienne») est conscience heureuse : être heureux est à la  portée de main, par la sagesse et le sentiment de l'être. Dès lors que l'on est sans faute et sans repentir, la condition du bonheur est simplement d'aimer la vie et de savoir la goûter à chaque moment, en réflexion et en sagesse - «sagesse» qui n'est que le «oui» de la vie elle-même. La vie est un don qui nous est fait. Il ne reste à l'homme qu'à accepter ce don avec gratitude, et à rendre grâce à «ce grand et tout puissant Donneur», qui, «tout bon, a fait tout bon» - Dieu ou la Nature. M.C. Marcel Conche, agrégé de philosophie, docteur ès lettres, membre  correspondant de l'Académie d'Athènes, lauréat de l'Académie française pour l'ensemble de son ouvre, est professeur émérite à la Sorbonne. Il est  l'auteur de nombreuses publications, notamment aux puf, dans la  collection «Perspectives critiques» (Orientation philosophique, Temps et destin, Vivre et philosopher, Le fondement de la morale, Pyrrhon ou  l'apparence, Montaigne ou la conscience heureuse, Montaigne et la philosophie, Analyse de l'amour et autres sujets, L'aléatoire, Présence de la Nature, Quelle philosophie pour demain? Lao Tseu: Tao Te king, traduction et commentaire), dans la collection «Épiméthée»  (Épicure: lettres et maximes, Héraclite: fragments, Anaximandre : fragments et témoignages, Parménide : le Poème, fragments), et dans la collection «Quadrige» (Essais sur Homère, contribution à l'édition 2004 des Essais de Montaigne : préface et «supplément»). Voir la suite

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